A.G des Nations Unies 2019: Menaces climatiques dans le Sahel

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Nations Unies, New York, le 25 septembre 2019 – Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a lancé un appel dimanche, en faveur d’une « réaction mondiale » aux problèmes de dégradation des terres qui constituent une menace pour la bande aride du Sahel.

S’adressant aux participants à une réunion de la Commission du climat pour la région du Sahel qui se tenait aux Nations Unies, M. Issoufou a déclaré que les 250 millions de personnes vivant dans la région sont en train d’affronter la sécheresse, la désertification et d’autres conséquences du changement climatique.

« La situation qui prévaut dans le Sahel comporte des enjeux d’ordre planétaire, et elle exige une réponse à la même échelle », a dit Issoufou.

Les agriculteurs du Niger perdent chaque année 100 000 hectares de terres arables, a indiqué Issoufou, à cause du fait que les précipitations imprévisibles, les températures extrêmes et les sécheresses sont en train d’assécher les points d’eau sur lesquels comptent les éleveurs.

« Il est toujours possible d’inverser la tendance et de relever ces défis, mais cela exige des efforts d’adaptation qui soient durables ainsi que des actions collectives, avec le soutien de nos partenaires », a déclaré M. Issoufou.

Il faudrait savoir que la bande du Sahel couvre toute la bande terrestre depuis l’océan Atlantique jusqu’à la mer Rouge, en passant par le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, l’Algérie, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Soudan, l’Érythrée et d’autres pays africains.

À la réunion, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré que les populations du Sahel n’ont que peu d’incidence sur le changement climatique, mais que c’est elles qui « souffrent le plus » de la hausse des températures et des précipitations imprévisibles.

« « Les bagarres entre les communautés sont en train d’empirer et causent un grand nombre de morts et des déplacements de populations. Les fermiers et les éleveurs dont les relations étaient harmonieuses se battent maintenant entre eux pour des terres de plus en plus réduites, ce qui aggrave une situation déjà instable », a déclaré M. Guterres.

Dans une déclaration écrite, le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina a appelé le Sahel « la ligne de front dans la lutte contre le changement climatique. »

Au cours de la dernière décennie, la Banque a apporté son soutien à des investissements d’un montant de plus de 2 milliards de dollars dans la région. Elle s’est également engagée à verser 20 millions de dollars pour la préparation du projet d’énergie solaire « Desert to Power » (L’énergie du désert), qui permettra de générer 10 000 MW d’électricité propre pour en faire bénéficier les 250 millions de personnes vivant dans la région.

La Banque est déterminée à faire en sorte que le vaste désert du Sahel devienne une nouvelle centrale de production d’énergie renouvelable, une région à croissance verte et de prospérité, basées sur des systèmes d’énergie propre, fiable et abordable, capable d’alimenter les ménages, les usines et les entreprises commerciales, tout en garantissant la résilience face au changement climatique.

 

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