Monnaie numérique: Mark Zuckerberg va réviser son projet

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Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg annonçait depuis quelques mois déjà le Libra, un projet de monnaie numérique lié à son célèbre réseau social.

Mais alors que les choses semblaient en bonne voie, Mark s’est retrouvé confronté à la réticence de nombreuses institutions financières qui estiment que ce projet pourrait porter à mal l’économie des pays et Etats.

Convoqué par les élus américains de la commission parlementaire des services financiers, le 23 octobre, Mark Zuckerberg a été soumis à de nombreuses critiques et questions dont certaines sont restées sans réponse.

Finalement, il a consenti à réviser son projet tout en admettant que son équipe « n’a pas encore définit exactement comment cela devra fonctionner ».

Ce nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permet d’acheter des biens ou d’envoyer de l’argent aussi facilement qu’un message instantané. Chose qui selon les élus américains pourrait déstabiliser la souveraineté monétaire des Etats. Pour eux, il n’est pas question, pour le moment, de soutenir ce système de paiement mondial.

D’ailleurs, les européens ont déjà donné le ton: Ils veulent purement et simplement prendre une série de mesures pour interdire ce projet de monnaie dont le lancement est prévu en 2020.

Bruno Le Maire, le ministre français de l’économie, lors d’une conférence de presse à Washington, le 18 octobre, a été clair sur le sujet: « Nous prendrons dans les semaines qui viennent, notamment avec Olaf Scholz et Roberto Gualtieri, mes homologues allemand et italien, un certain nombre d’initiatives pour marquer clairement que le libra n’est pas le bienvenu en Europe, parce que c’est notre souveraineté qui est en jeu. Nous n’accepterons pas qu’une entreprise multinationale privée ait (…) la même puissance monétaire que les Etats souverains, qui sont soumis au contrôle démocratique ; car la grande différence entre Facebook et les Etats, c’est que nous sommes soumis au contrôle démocratique, c’est-à-dire au contrôle du peuple». 

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